La fédération interpelle les pouvoirs publics sur les difficultés
très inquiétantes d’attractivité du secteur médico-social

Paralysie Cérébrale France a interpellé M. le Premier ministre, Jean CASTEX, sur les difficultés très inquiétantes d’attractivité du secteur médico-social qui accompagne les personnes en situation de handicap et qui se sont considérablement aggravées ces derniers mois.

Si Paralysie Cérébrale France se félicite bien évidemment de la revalorisation des salaires et des carrières des professionnels qui interviennent à l’hôpital et en EHPAD dans le cadre du « Ségur de la santé », le secteur médico-social ne se limite toutefois pas aux seuls EHPAD mais intègre les établissements et services qui interviennent auprès des personnes en situation de handicap sur des fonctions identiques à celles du périmètre « Ségur ». Cette absence de cohérence du périmètre met aujourd’hui à mal le fonctionnement même de l’ensemble des établissements et services

Il est essentiel que les mesures de revalorisation arbitrées dans le cadre du « Ségur de la santé » bénéficient à l’ensemble des structures médico-sociales sans considération de statut public ou privé ni de nature de financement (assurance maladie / Etat / Conseils départementaux) ou de type de structure dans lequel exerce le professionnel.

Sans des mesures correctives particulièrement urgentes, Paralysie Cérébrale France craint qu’un secteur de la santé à deux vitesses se mette en place renforçant encore les inégalités d’accès aux soins des personnes en situation de handicap et remettant en cause des droits des personnes en situation de handicap dans un  contexte sanitaire très préoccupant qui appelle la mobilisation de tous. Il est, dans cet esprit, indispensable que des travaux soient engagés sans délai sur l’attractivité des métiers non pris en compte dans le « Ségur de la santé » et que ceux-ci débouchent sur des décisions rapides de nature à rétablir une situation déjà critique et amplifiée par le problème de cohérence du périmètre « Ségur ».