Crise de l’accompagnement : l’été de tous les dangers !

Paralysie Cérébrale France a organisé, ce jour, une conférence de presse pour alerter sur la situation catastrophique du secteur médico-social, tout particulièrement en ce début d’été qui s’annonce comme l’été de tous les dangers pour les personnes en situation de handicap et leurs familles.

Devant les rédactions du France Inter, Libération, Le Figaro, AFP, handicap.fr et Hospimédia et alors que 20 à 30% des postes d’infirmiers, d’aides-soignants, d’accompagnateurs éducatifs et sociaux, de kinésithérapeutes ou d’ergothérapeutes sont vacants dans les ESMS pour adultes, le réseau de Paralysie cérébrale France a expliqué que la situation n’était plus tenable et était devenue inacceptable pour la dignité et la sécurité des personnes en situation de handicap.

« La saison estivale va conduire à des fermetures d’établissements, à des retours imposés en familles voire à la mobilisation des familles pour contribuer à l’accompagnement en établissements. Ces séjours imposés en famille se dérouleront alors même que le secteur de l’aide à domicile annonce déjà son incapacité à faire face. Dans le même temps, les hôpitaux ferment les urgences et des lits. Que se passera-t-il en cas de besoin d’hospitalisation pour des soins médicalisés qui ne pourraient pas être effectués, par des parents, à domicile ? Nous assistons impuissants à un retour en arrière de plusieurs décennies. » a notamment indiqué Jacky VAGNONI, président de Paralysie Cérébrale France.

Dans un courrier adressé, ce jour, à Mme Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée chargée des personnes handicapées, Paralysie Cérébrale France a demandé :

  • à être reçue en urgence pour partager un état des lieux du secteur médico-social,
  • le financement immédiat des mesures « Ségur » accordées et annoncées et leur extension aux métiers oubliés,
  • d’envisager le sort de l’hôpital de concert avec celui du secteur médico-social dont les avenirs sont totalement interdépendants notamment pour les ESMS médicalisés,
  • d’accélérer les travaux de convergence vers une convention collective unique qui tire vers le haut les carrières et les salaires.