Conférence Nationale du Handicap (CNH) 2026 :
« Tout cela pour ça ! »
La 7ème Conférence Nationale du Handicap (CNH) a eu lieu le vendredi 04 septembre 2026 au Prisme à Bobigny, en présence du Président de la République, M. Emmanuel MACRON.
La Fédération Paralysie Cérébrale France était représentée à cet événement par le Président Jean-Luc LOUBET, Boïssé FOFANA, administrateur fédéral suppléant et vice-président de l’ARAIMC, Gautier RICHARD, membre titulaire du CNCPH et vice-président de l’Association d’Aide aux IMC du Nord et de l’Est et Pierre-Yves LAVALLADE, délégué général de la Fédération.
Consultez le dossier de presse de la conférence, le replay et les communiqués de presse de Collectif Handicaps et de la Fédération Paralysie Cérébrale France (intitulé : « CNH : Tout cela pour ça ! » depuis ces liens :
Quels extraits du communiqué de presse fédéral :
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Cette CNH ne semble toutefois pas avoir échappé à l’écueil de l’autosatisfaction avec une longue litanie de mesures (pour la plupart déjà connues) dont on peine à voir concrètement les effets sur le terrain. L’écart se creuse entre les invocations nationales et la mise en œuvre concrètes des politiques publiques dans les territoires.
L’accessibilité universelle, dans toutes ses dimensions, est indissociable des mesures de compensation du handicap. Ces « deux jambes » de politiques publiques équilibrées seront seules garantes de leur efficacité. Or, cela demande le concours de tous les financeurs, y compris des Départements. La question des moyens est donc posée à quelques mois de l’élection présidentielle et dans un contexte de grande tension des finances publiques. La Fédération Paralysie Cérébrale France est très inquiète d’éventuelles restrictions budgétaires qui viendraient à nouveau frapper durement les politiques publiques du handicap dans leur mise en œuvre.
L’écosystème du handicap vit une crise profonde des modèles d’accompagnement tant en établissements que dans la vie ordinaire. Les personnes en situation de handicap, notamment celles avec les besoins les plus complexes, sont directement percutées par cette crise structurelle qui n’en finit pas de dégrader leurs conditions de vie. La Conférence Nationale du Handicap, au-delà de la transformation de l’offre qui opère un mouvement intéressant vers plus de coopérations avec les acteurs du droit commun, n’apporte aucune réponse : ni financière, ni sur le plan d’une revalorisation des métiers et des salaires, seul gage d’une sortie durable de la crise. Les pouvoirs publics font, en quelque sorte, comme si cette crise n’existait pas. Elle est pourtant bien réelle, contraignant les opérateurs du médico-social à faire des arbitrages toujours plus complexes au détriment de la qualité de vie des personnes.
L’observatoire des besoins, dont tous les acteurs demandent la création depuis de nombreuses années, ne trouve aucun débouché concret et pour des raisons bien compréhensibles tant l’écart se creuse entre les réponses (plan des 50 000 solutions) et la réalité des attentes des familles et des personnes.
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Les préparations des Conférences Nationales du Handicap sont toujours très chronophages pour les fédérations et les unions nationales et derrière une phase dite de « concertation », il y a une réalité et un atterrissage qui est parfois bien décevant…

